et si tu plongeais avec moi, si t'acceptais de crever avec moi, me laisser crever dans tes bras, au moins ça, crever de toi...je ne sais plus t'aimer, ça en dépasse tellement la réalité, j'ai peur de tes mots, je ne sais plus si je t'aime toi ou...
alors laisse-moi m'enfuir, prête-moi encore un peu tes bras, et éloigne-toi, mon sang coule de plus en plus vite, mon c½ur est rongé par l'acidité de mes sentiments, je les sens se propager dans chacun de mes membres, mais je ne vais pas pleurer...je voudrais pouvoir tout brûler, réduire en fumée tout ce passé, pouvoir oublier la profondeur de l'abime dans lequel on a sauté, main dans la main, inconscience éphémère, réveil brutal, on se détruit, plus on s'aime, plus on s'intoxique...plus on souffre, plus on s'aime, autodestruction continuelle...
nos veines sont vides, nos souffles saccadés, ta beauté me pétrifie...
jamais personne ne s'est aimé autant que nous...